Gardasil 9 : l’ANSM rappelle l’importance de la surveillance après la vaccination
Si le vaccin Gardasil 9 continue de démontrer un excellent profil de sécurité, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) rappelle que la vigilance ne s’arrête pas à l’injection. Chez les adolescents, une courte période d’observation après la vaccination reste essentielle pour prévenir les risques liés à des malaises passagers.
Dans son dernier bilan de pharmacovigilance, l’ANSM confirme que les effets indésirables rapportés après l’administration de Gardasil 9 sont majoritairement bénins et transitoires. Les manifestations les plus fréquemment observées sont bien connues : douleur ou rougeur au point d’injection, maux de tête, fatigue, nausées, voire sensation de malaise. Dans de rares cas, une syncope brève peut survenir.
Ces épisodes, généralement sans gravité, apparaissent le plus souvent dans les minutes qui suivent la vaccination et disparaissent spontanément. Toutefois, chez certains adolescents, le malaise peut survenir brutalement, parfois sans signes annonciateurs, exposant à un risque de chute.
C’est pourquoi l’ANSM insiste sur la nécessité d’une surveillance systématique de 15 minutes après l’injection, en particulier dans les contextes de vaccination collective, comme au collège. Cette mesure vise avant tout à éviter les blessures accidentelles liées à une perte de connaissance fugace, parfois associée à des tremblements ou une rigidité musculaire transitoire.
Pour renforcer la sécurité des jeunes vaccinés, l’agence recommande aux professionnels de santé plusieurs précautions simples mais essentielles :
- prendre le temps d’échanger avec l’adolescent afin d’identifier une éventuelle appréhension ou anxiété liée à la vaccination ;
- expliquer clairement qu’il doit signaler immédiatement toute sensation inhabituelle après l’injection ;
- assurer une surveillance attentive pendant toute la durée recommandée ;
- privilégier une position sécurisée durant l’observation (allongé ou assis au sol, dans un espace dégagé), afin de limiter les conséquences d’une éventuelle chute.
L’ANSM rappelle enfin que, comme pour l’ensemble des vaccins, des réactions allergiques sévères restent exceptionnelles mais possibles, justifiant la présence d’un encadrement médical adapté.
Entre juillet 2024 et juin 2025, 217 signalements d’effets indésirables ont été enregistrés par les centres régionaux de pharmacovigilance, dont 79 dans le cadre de la campagne de vaccination HPV menée en milieu scolaire. Des chiffres qui confirment une tolérance globalement rassurante, tout en soulignant l’importance de mesures de prévention simples mais indispensables.
