Peptides : le nouveau buzz santé sous surveillance

Anti-âge, perte de poids, prise de muscle, peau parfaite… Sur TikTok, Instagram ou YouTube, les peptides sont présentés comme des solutions miracles. Mais derrière l’engouement, la science tempère fortement. L’INSERM met en garde : la majorité de ces produits n’ont pas démontré leur efficacité et certains peuvent exposer à de réels risques pour la santé.

Que sont réellement les peptides ?

Les peptides sont de courtes chaînes d’acides aminés, éléments de base des protéines. Certains jouent un rôle biologique bien identifié et sont utilisés depuis longtemps en médecine, par exemple dans des traitements hormonaux ou métaboliques, sous strict contrôle médical.

Le problème n’est donc pas la molécule en elle-même, mais l’usage qui en est fait aujourd’hui, souvent hors cadre médical.

Peu de preuves scientifiques solides

Selon l’INSERM, la majorité des peptides promus sur les réseaux sociaux ne reposent que sur :

  • des études in vitro (sur cellules),
  • des tests chez l’animal,
  • ou des données très limitées chez l’humain.

Ces éléments sont insuffisants pour conclure à une efficacité clinique réelle. Les promesses de régénération cutanée spectaculaire, de fonte rapide des graisses ou d’augmentation musculaire sans effort ne sont pas étayées par des preuves robustes.

Des effets cosmétiques très modestes

Dans les cosmétiques, certains peptides peuvent avoir un effet hydratant ou tenseur léger, mais sans impact durable sur le vieillissement cutané. Loin des résultats spectaculaires mis en scène par les influenceurs, ces effets restent modérés et transitoires.

Des risques bien réels

L’INSERM alerte particulièrement sur les peptides vendus :

  • en injection,
  • comme “produits de recherche”,
  • ou via des circuits parallèles non réglementés.

Ces produits peuvent présenter :

des problèmes de pureté,

des dosages inadaptés,

des effets indésirables inconnus à long terme,

voire des interactions dangereuses avec d’autres traitements.

L’automédication, notamment par injection, expose à des risques infectieux, hormonaux et métaboliques non négligeables.

Réseaux sociaux et désinformation en santé

L’essor des peptides s’inscrit dans un phénomène plus large de désinformation médicale sur les réseaux sociaux. L’INSERM rappelle que la popularité d’un produit en ligne ne constitue en aucun cas une preuve d’efficacité ou de sécurité.

 À retenir

  • Certains peptides ont une utilité médicale reconnue, mais uniquement dans un cadre réglementé
  • La majorité des peptides “tendance” n’ont pas de bénéfice démontré
  • Les produits non contrôlés peuvent être inefficaces, voire dangereux