Café et thé : des alliés potentiels contre le risque de démence
Boire du café ou du thé au quotidien pourrait contribuer à préserver les fonctions cognitives avec l’âge. C’est ce que suggère une vaste étude rétrospective publiée dans la revue scientifique JAMA, qui met en évidence une association entre la consommation modérée de ces boissons et une diminution du risque de démence.
Selon les chercheurs, consommer deux à trois tasses de café par jour, ou une à deux tasses de thé, serait associé à une réduction significative du risque de développer une démence au cours du vieillissement. L’étude s’est appuyée sur l’analyse de données de santé recueillies sur plusieurs années, incluant les habitudes de consommation et l’évolution des fonctions cognitives des participants.
Les auteurs avancent plusieurs hypothèses pour expliquer cet effet protecteur. Le café et le thé sont riches en caféine, mais aussi en polyphénols et antioxydants, des composés connus pour leurs effets neuroprotecteurs et anti-inflammatoires. Ces substances pourraient jouer un rôle dans la protection des neurones et le ralentissement des mécanismes impliqués dans le déclin cognitif.
Les chercheurs rappellent toutefois que ces résultats reposent sur une étude observationnelle, qui ne permet pas d’établir un lien de causalité direct. D’autres facteurs liés au mode de vie — alimentation, activité physique, niveau d’éducation — peuvent également influencer le risque de démence.
En pratique, cette étude renforce l’idée qu’une consommation modérée de café ou de thé, intégrée dans un mode de vie sain, pourrait avoir des effets bénéfiques sur la santé cérébrale à long terme. Des travaux complémentaires seront néanmoins nécessaires pour confirmer ces résultats et mieux comprendre les mécanismes en jeu.
