Obésité : la FDA autorise Wegovy en comprimé, une alternative orale aux injections de GLP-1
C’est une avancée majeure dans la prise en charge de l’obésité aux États-Unis. Les autorités sanitaires américaines (FDA) ont donné leur feu vert à une forme orale de Wegovy, médicament à base de sémaglutide développé par Novo Nordisk, jusqu’ici disponible uniquement en injection.
Avec ce comprimé dosé à 25 mg, à prendre une fois par jour, le laboratoire danois propose pour la première fois aux patients américains une option non injectable pour favoriser une perte de poids significative. Selon Novo Nordisk, l’efficacité de cette formulation orale serait comparable à celle de la version injectable.
Le traitement est désormais indiqué chez les adultes obèses, ainsi que chez les personnes en surpoids présentant au moins une pathologie associée (diabète de type 2, hypertension, dyslipidémie…), aussi bien pour la perte de poids que pour son maintien à long terme.
Un enjeu économique majeur
Au-delà de la voie d’administration, cette nouvelle version se distingue par son positionnement tarifaire. Novo Nordisk a conclu en novembre dernier un accord avec le gouvernement américain prévoyant un prix d’environ 150 dollars par mois pour le comprimé, un coût nettement inférieur à celui des traitements injectables à base de GLP-1.
Aux États-Unis, le prix mensuel des formes injectables telles que Wegovy, Ozempic ou Zepbound dépasse fréquemment les 1 000 dollars, un frein important à l’accès aux soins pour de nombreux patients.
Si le laboratoire n’a pas encore communiqué le prix définitif de commercialisation, il a confirmé son intention de lancer le médicament sur le marché américain dès janvier 2026.
Vers une diffusion internationale ?
Novo Nordisk précise par ailleurs que cette version orale de Wegovy est actuellement évaluée par d’autres autorités réglementaires, notamment l’Agence européenne des médicaments (EMA), laissant entrevoir une possible extension de son utilisation en Europe.
À noter que des formes orales d’analogues du GLP-1 existent déjà, mais n’étaient jusqu’à présent pas autorisées dans l’indication de la perte de poids. Cette approbation marque donc un tournant stratégique dans le traitement de l’obésité, tant sur le plan thérapeutique qu’économique.
