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La puberté précoce augmente le risque de troubles psychiatriques

Afin d’examiner l’association entre la puberté précoce centrale (PPC) et l’apparition de troubles psychiatriques, une équipe de chercheurs allemands a conduit une étude de cohorte rétrospective à partir des données de l’assurance maladie couvrant la période de janvier 2010 à juin 2023.

Dirigée par le Dr Lars Dinkelbach du centre hospitalier universitaire d’Essen (Université de Duisburg-Essen, Allemagne), cette étude a été publiée en ligne le 23 juin 2025 dans la revue JAMA Network Open. Les résultats mettent en évidence un risque accru d’environ 50 % de développer des troubles psychiatriques chez les patients diagnostiqués avec une PPC, notamment en ce qui concerne la dépression et l’anxiété. De plus, une persistance de ces troubles, en particulier la dépression et le trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH), a été observée plusieurs années après le diagnostic initial.

L’étude a porté sur 1 094 patients atteints de PPC idiopathique, majoritairement des filles (91,3 %), qui ont été appariés à 5 448 témoins exempts de PPC. L’appariement a pris en compte le sexe, l’année de naissance, la période de couverture par l’assurance maladie ainsi que la présence d’obésité.

Les analyses ont révélé que les patients atteints de PPC présentaient un risque significativement plus élevé de développer des troubles psychiatriques comparativement aux témoins (rapport de risque ajusté [aRR] : 1,48 ; intervalle de confiance [IC] à 95 % : 1,31-1,67). En détail, le risque de dépression était multiplié par 1,73 (IC 95 % : 1,37-2,20), celui de troubles anxieux par 1,45 (IC 95 % : 1,16-1,82), de troubles oppositionnels avec provocation et troubles des conduites par 1,76 (IC 95 % : 1,39-2,23) et de TDAH par 1,53 (IC 95 % : 1,27-1,86). Il est à noter que les troubles oppositionnels et les troubles des conduites étaient déjà plus fréquents avant même le diagnostic de PPC. Par ailleurs, les taux de dépression et de TDAH demeuraient élevés jusqu’à huit ans après le diagnostic initial, soulignant une vulnérabilité persistante.

Enfin, les auteurs soulignent l’importance pour les professionnels de santé de surveiller activement les symptômes psychologiques chez les enfants atteints de PPC. Une prise en charge précoce pourrait en effet contribuer à améliorer le parcours de vie de ces jeunes patients. Une vigilance prolongée est recommandée, même après la normalisation du développement pubertaire.

Source: JAMA Network Open

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