Cancer du rein avancé : la FDA approuve une nouvelle association de traitements

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La Food and Drug Administration (FDA) américaine a approuvé une nouvelle association thérapeutique contre certaines formes avancées de cancer du rein. Le traitement associe le belzutifan au lenvatinib et s’adresse à des patients adultes atteints d’un carcinome rénal avancé comportant une composante à cellules claires, après un traitement par inhibiteur de PD-1 ou de PD-L1.

Cette décision, annoncée le 24 septembre 2026, repose notamment sur les résultats de l’essai clinique de phase III LITESPARK-011.

Une nouvelle option après l’immunothérapie

Le carcinome rénal à cellules claires (ccRCC) constitue la forme histologique la plus fréquente du cancer du rein. Dans les formes avancées ou métastatiques, les traitements font notamment appel à l’immunothérapie et aux thérapies ciblées.

La nouvelle autorisation concerne les patients adultes présentant un cancer du rein avancé avec une composante à cellules claires, dont la maladie a progressé après un traitement ciblant PD-1 ou PD-L1.

L’association repose sur deux médicaments administrés par voie orale :

  • belzutifan, un inhibiteur du facteur HIF-2α ;
  • lenvatinib, un inhibiteur de plusieurs tyrosine kinases, notamment impliquées dans la voie du VEGF.

Cette association constitue ainsi une nouvelle stratégie combinant deux mécanismes d’action différents dans le cancer du rein avancé.

Que montre l’essai clinique LITESPARK-011 ?

L’approbation de la FDA repose sur l’étude LITESPARK-011, un essai international de phase III ayant inclus 747 patients atteints d’un carcinome rénal à cellules claires avancé.

Les participants avaient présenté une progression de leur maladie après un traitement par inhibiteur de PD-1 ou de PD-L1. Ils ont été répartis en deux groupes : l’un recevant l’association belzutifan-lenvatinib et l’autre du cabozantinib, une thérapie ciblée déjà utilisée dans cette situation.

Les résultats ont montré une amélioration significative de la survie sans progression avec l’association :

  • 14,6 mois avec belzutifan + lenvatinib ;
  • 10,6 mois avec cabozantinib.

Le risque de progression ou de décès était réduit d’environ 26 % dans le groupe recevant l’association, avec un hazard ratio de 0,74.

Le taux de réponse objective était également supérieur :

  • 53 % avec belzutifan + lenvatinib ;
  • 40 % avec cabozantinib.

En revanche, la différence concernant la survie globale n’était pas statistiquement significative lors de l’analyse finale : la survie globale médiane était de 33,7 mois contre 28,6 mois, avec un hazard ratio de 0,85.

Ces résultats sont cohérents avec la publication récente des données de LITESPARK-011, qui rapporte également un bénéfice significatif sur la survie sans progression, sans différence statistiquement significative sur la survie globale à ce stade.

Pourquoi le belzutifan est-il intéressant ?

Le belzutifan agit sur HIF-2α, une protéine impliquée dans les mécanismes d’adaptation des cellules tumorales au manque d’oxygène.

Dans le carcinome rénal à cellules claires, les anomalies de la voie de réponse à l’hypoxie jouent un rôle important dans le développement et la progression de la tumeur.

Le médicament avait déjà obtenu plusieurs indications dans le cancer du rein. La FDA l’avait notamment approuvé en 2023 pour certains patients présentant un carcinome rénal avancé après traitement par un inhibiteur de PD-1/PD-L1 et un inhibiteur de tyrosine kinase ciblant le VEGF.

La nouvelle autorisation élargit donc la place du belzutifan dans la prise en charge du carcinome rénal avancé.

Des effets indésirables à surveiller

Comme pour toute association anticancéreuse, le bénéfice thérapeutique doit être mis en balance avec la tolérance.

Dans l’étude LITESPARK-011, les événements indésirables de grade 3 ou supérieur sont survenus chez 84 % des patients recevant belzutifan + lenvatinib, contre 83 % avec le cabozantinib.

L’hypertension artérielle figurait parmi les effets indésirables sévères les plus fréquemment observés.

Le belzutifan comporte par ailleurs des avertissements importants concernant notamment l’anémie et l’hypoxie. La FDA mentionne également un avertissement encadré concernant sa toxicité embryo-fœtale.

Une avancée, mais pas un traitement pour tous les cancers du rein

Cette autorisation ne signifie pas que l’association belzutifan-lenvatinib devient un traitement applicable à tous les patients atteints d’un cancer du rein.

Elle concerne précisément les adultes présentant un carcinome rénal avancé avec une composante à cellules claires, après progression suivant un traitement par inhibiteur de PD-1 ou de PD-L1.

Le choix du traitement dépend donc du type histologique de la tumeur, de son stade, des traitements déjà reçus, de l’état général du patient et du profil de tolérance attendu.