Grippe : l’ANSM alerte sur les médicaments homéopathiques pris à tort pour un vaccin
Alors que l’épidémie de grippe saisonnière est bien installée en France et touche de nombreuses régions, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) tire la sonnette d’alarme. Dans un communiqué publié fin décembre 2025, l’agence rappelle avec fermeté que les médicaments homéopathiques ne sont pas des vaccins contre la grippe et ne protègent pas contre l’infection.
Homéopathie et grippe : une confusion dangereuse
Certaines préparations homéopathiques, comme Influenzinum, sont parfois perçues ou présentées par certains comme des alternatives « naturelles » au vaccin antigrippal. Il s’agit pourtant de médicaments très dilués, sans preuve scientifique solide d’efficacité pour prévenir l’infection par le virus influenza.
L’ANSM précise que si ces produits peuvent être utilisés traditionnellement pour soulager certains symptômes grippe-like, ils ne sont ni autorisés ni efficaces pour prévenir l’apparition de la grippe. Le terme de « vaccin homéopathique » est jugé trompeur et ne doit pas être employé.
Une perte de chance pour les patients
L’agence met en garde contre les risques de perte de chance pour les personnes qui renonceraient à la vaccination au bénéfice de granules homéopathiques. Cette confusion peut être particulièrement lourde de conséquences pour les populations vulnérables : personnes âgées, femmes enceintes, patients atteints de maladies chroniques… Chez ces groupes, l’absence de protection vaccinale augmente le risque d’hospitalisation, de complications graves, voire de décès.
Vaccination : seule prévention scientifiquement éprouvée
À ce jour, seuls les vaccins antigrippaux homologués ont démontré leur capacité à réduire les formes graves de la maladie et à limiter les hospitalisations. En France, plusieurs vaccins sont disponibles dans le cadre de la campagne 2025-2026, tels que Influvac, Vaxigrip, Flucelvax, Efluelda ou Fluad.
La campagne de vaccination se poursuit jusqu’au 31 janvier 2026, et la prise en charge par l’Assurance maladie reste ouverte pour les personnes concernées.
Gestes barrières toujours recommandés
Outre la vaccination, l’ANSM souligne l’importance des mesures barrières pour réduire la circulation du virus : lavage régulier des mains, port du masque, aération des espaces de vie et isolement des personnes malades.
