Ce derniers mois, on assiste à une recrudescence des cas d’enfants atteints d’oreillons  au Maroc.
Les oreillons sont dus à un virus qui se transmet par des gouttelettes de salive émises par la personne malade. Ce virus infecte essentiellement les glandes salivaires situées en arrière des mâchoires. Il peut parfois infecter les méninges, le pancréas, le nerf auditif et, à partir de la puberté, les testicules, et, exceptionnellement, les ovaires.

Les symptômes des oreillons apparaissent 2 à 3 semaines après la contamination. Ils peuvent être discrets, voire inexistants dans 20 à 30 % des cas. Dans 70 % des cas, un gonflement apparaît en avant des oreilles, d’un seul côté puis des deux. Mâcher ou avaler devient douloureux. Une fièvre modérée et des maux de tête peuvent également se déclarer. Les symptômes disparaissent spontanément en une dizaine de jours. Les complications peuvent être très graves mais sont heureusement très rares, on peut citer l’orchite, la pancréatite, la méningite et l’atteinte du nerf auditif.

Concernant le traitement, comme il s’agit d’une maladie virale, les antibiotiques ne servent à rien contre les oreillons. Le traitement des formes non compliquées vise à combattre la fièvre et à calmer les douleurs avec du paracétamol. L’aspirine et l’ibuprofène sont à éviter. Les complications nécessitent des traitements adaptés, et pour les cas les plus graves, une hospitalisation.

La cause de cette recrudescence serait liée à l’arrêt de la vaccination contre cette pathologie, or le seul moyen de prévention contre les oreillons est la vaccination. Au Maroc, le vaccin contre les oreillons ne fait plus partie du calendrier national de la vaccination. A ce propos,  le président d’Infovac Maroc, Dr Saïd Afif, a lancé un appel au ministère de la Santé et de la protection sociale pour introduire le vaccin contre les oreillons dans le calendrier national de la vaccination. Il a plaidé également pour le remboursement à 100% dans le privé. Pour lui, le vaccin reste le moyen le plus efficace pour la prévention contre cette maladie dont les conséquences à moyen et long termes sont lourdes.